Publié par Karim Kherbouche

bibliotheque-orthographe_106.jpgUne langue se compose de mots. Le mot est un signe qui reprĂ©sente une image, une idĂ©e ou un mode quelconque de l’esprit, par le moyen d’un son ou d’un groupe de sons.

On distingue deux sortes de sons, les voyelles et lesconsonnes.

Une voyelle est un son produit par l’air qui, sortant du larynx, fait vibrer les cordes vocales et s’échappe librement de la bouche. Autant il y a de positions diffĂ©rentes des lĂšvres et de la langue dans cette Ă©mission, autant il y a de voyelles. On en compte ordinairement seize principales.

Si le son est Ă©mis uniquement par la bouche, on a les voyelles dites orales : a ouvert, a fermĂ©, e ouvert, e fermĂ©, i,o ouvert, o fermĂ©, ou, u, eu ouvert, eu fermĂ©, e dit muet. Cet es’appelle ainsi parce qu’il ne se prononce pas dans beaucoup de cas. Il s’entend spĂ©cialement dans les monosyllabes comme je, me, te, le. Il s’entend aussi dans les vers et joue un rĂŽle essentiel dans l’harmonie de la poĂ©sie française.

Si le son Ă©mis Ă  la fois par la bouche et par le nez, on a les voyelles dites nasales qu’on prononce dans les mots comme an, in, on, un.

Pour noter ces voyelles, l’orthographe française ne dispose que de six signes : a, e, i, o, u, y. Y, signe de voyelle, est un simple Ă©quivalent du signe i. On l’emploie surtout dans la transcription des mots d’origine grecque : crypte, rythme, lyre, etc. Pour remĂ©dier Ă  cette insuffisance de l’alphabet, on a dĂ» recourir Ă  des combinaisons de signes tels que ai, eu, oeu, au, etc. Les sons e ouvert et efermĂ© sont souvent notĂ©s, le premier par l’accent grave (Ăš), le second par l’accent aigu (Ă©).

Une consonne est un son produit par l’air, qui, sortant du larynx, tantĂŽt fait vibrer, tantĂŽt ne fait pas vibrer les cordes vocales et qui, pour s’échapper de la bouche rompt un obstacle. Cet obstacle est soit la fermeture des lĂšvres, soit l’appui de la langue contre les lĂšvres ou des dents ou le palais. Les sons produits ainsi sont : p, b, m, f, v, t, d, n, s dure, s douce, l, r, k, g, ch, j, ou consonne dans rouet, uconsonne dans lui, le son nommé yod qui est notĂ© tantĂŽt par i (pied), tantĂŽt par y (payer) et nmouillĂ©e notĂ©e par gn. Outre n mouillĂ©e, le français a possĂ©dĂ© jusqu’au XIXe siĂšcle une l mouillĂ©e notĂ©e par il et ill. Mais aujourd’hui fille se prononce fiye par un yod. On compte souvent comme consonne l’h dite aspirĂ©e. Ce son, qui a existĂ© dans la trĂšs ancienne langue en des mots d’origine franque, ne se prononce plus que trĂšs rarement. L’h aspirĂ©e est surtout un signe qui sert Ă  Ă©viter la liaison : la hache, les haches. Quant Ă  l’h dite muette, c’est un signe orthographique qui ne correspond Ă  aucun son.

Les consonnes se divisent en sourdes et sonores suivant qu’elles font vibrer ou ne font pas vibrer les cordes vocales :p, f, t, k, etc., sont des sourdes, b, v, d, g, etc., sont des sonores.

Comme pour les voyelles, l’orthographe a dĂ» remĂ©dier Ă  l’insuffisance de l’alphabet en recourant Ă  des combinaisons de signes, telles que ç, ss, qu, cqu, etc. Les notations ph, ch, th, ont Ă©tĂ© spĂ©cialement utilisĂ©es pour indiquer l’origine des mots empruntĂ©s au grec ; le signe w, s’emploie particuliĂšrement pour les mots d’origine anglaise ou allemande et correspond tantĂŽt au son v danswagon à ou consonne dans tramway. Le signe x correspond à kç, dans excĂšs, à gz dans exemple.

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