Fiche de lecture. Emile, ou de l'Education de Jean-Jacques Rousseau
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Le leitmotiv de l’œuvre de Rousseau tout entière est : à l’origine l’homme était bon, libre et heureux ; c’est la société qui l’a rendu méchant, esclave et misérable. L’Emile, en particulier, est un « traité de cette bonté originelle de l’homme destiné à montrer comment le vice et l’erreur, étrangers à sa constitution, s’y introduisent du dehors et l’altèrent insensiblement »[1]. Cet ouvrage qui a coûté à son auteur 20 ans de réflexion et de méditation et 3 ans de travail (à en croire Rousseau lui-même), est, donc, la conséquence directe de la thèse soutenue dans ses premiers Discours où il instruit une critique acerbe de l’histoire à partir de l’idée de Nature initialement pervertie par l’entrée de l’homme dans la socialisation. Néanmoins, Rousseau y a intégré une pléiade d’idées des autres auteurs antérieurs ou contemporains dont quelques noms figurent dans l’Emile, ou de l’Education. A commencé par les auteurs de l’Antiquité : Platon et surtout Plutarque dont le père de Jean-Jacques était un fervent admirateur. Cependant, sa principale source d’inspiration, on la trouve chez Fénelon, Locke, Condillac. Sans oublier le grand Montaigne (1533-1592) dont on retrouve bien des traces dans l’Emile.
[1] J. J. Rousseau (1938), Emile ou de l’Education (Extraits) Volume I, Livre second, Paris, Classique Larousse. p6.