Le système éducatif français - Repères historiques

La période 1880-1914
- C’est la période de la mise en place sur tout le territoire d’une école primaire publique, laïque, gratuite et obligatoire.
- La scolarisation de toute la classe d’âge des 6 - 12 ans est à peu près acquise en France métropolitaine à l’orée de la première guerre mondiale.
- L’examen de fin d’école primaire, le certificat d’études, est réussi par environ 50% d’une classe d’âge.
La période 1914 - fin des années 1950
- C’est la période de stabilisation. Les niveaux structurant le système restent à peu près les mêmes :
- 50% d’une classe d’âge obtient le certificat d’études ; 2,7% des jeunes obtiennent le baccalauréat en 1936 (1% en 1880).
- Des tentatives se font jour, compte tenu des besoins de l’économie et de la diminution de la population rurale, pour prolonger la scolarité :
- 1937, scolarité jusqu’à 14 ans ;
- 1941, création des collèges ;
- 1947, plan Langevin-Wallon qui prévoit une scolarité jusqu’à 18 ans n’a jamais été mis en œuvre.
La période 1960-1980
- C’est au cours de ces vingt années que la scolarisation des 12 - 16 ans se met en place dans les collèges et celle des 3 - 6 ans dans les écoles maternelles.
- 1959 : prolongation de la scolarité à 16 ans ;
- 1963 : création des collèges d’enseignement secondaire avec trois filières : classique et moderne dite «longue», moderne «courte», «transition» qui se termine par des classes «pratiques» ;
- 1975 : la réforme Haby crée le «collège unique».
- Cet effort de scolarisation des 12 - 16 ans a entraîné la construction rapide d’un grand nombre de collèges (2354 collèges entre1965 et 1975) et a eu pour conséquence un accroissement de la scolarisation en lycée.
- Entre 1960 et 1970, le nombre de lauréats du baccalauréat a presque triplé : 59 000 en 1960 et 139 000 en 1970.
La période 1980-1995
- La scolarisation massive en collège est à peine réalisée que celle de la majorité des jeunes au niveau du baccalauréat est mise en œuvre.
- C’est l’objectif de 1984, repris par la loi d’orientation de 1989 : 80% d’une classe d’âge amenés au niveau du baccalauréat.
- Le pourcentage de réussite au baccalauréat passe de 24% en 1975 à 63% d’une classe d’âge en 1995.
La période 1995-2000
- Cette période est marquée par une stabilisation, autour de 63%, du taux de bacheliers par génération.
- Depuis 1998, on compte environ 500 000 nouveaux bacheliers chaque année.
- Deux phénomènes importants apparaissent :
- une meilleure réussite aux baccalauréats des filles par rapport aux garçons (en 1999, 67,6% de filles obtiennent un baccalauréat contre 56,2% pour les garçons) ;
- les jeunes bacheliers se dirigent plus massivement vers les filières sélectives (classes préparatoires aux grandes écoles, IUT, BTS) que vers les filières du premier cycle universitaire.
- En 2003, près de 94% d’une classe d’âge accède au niveau V de qualification et plus de 70% au niveau du baccalauréat (76% de femmes, 63,3% d’hommes).
- En quelques dizaines d’années, le diplôme obtenu par plus de la moitié d’une classe d’âge s’est donc déplacé de façon importante.
- Environ 50% d’une classe d’âge est au niveau d’un diplôme qui s’accroît de plus en plus :
- en 1960, le Certificat d’études ;
- en 1975, le Brevet ;
- en 1990, le Baccalauréat ;
- en 2004, un diplôme Bac +2.
- Ce déplacement au cours des deux dernières décennies correspond à un allongement de la scolarité de l’ordre de 5 ans.